(ANS – San Salvatore Monferrato) – 45 ans après l’évènement, le Comité médical international de Lourdes (CMIL) a reconnu comme “inexplicable à l’état actuel des connaissances scientifiques” la guérison de sœur Luigina Traverso, des Filles de Marie Auxiliatrice. Il revient maintenant à l’évêque de Casal Monferrato, Mgr Alceste Catella, de donner son interprétation des évènements et éventuellement de se prononcer pour la guérison miraculeuse.
Née en 1934 à Novi Ligure, sœur Traverso se retrouva complètement paralysée, à l’âge de 30 ans, à la suite des différentes interventions chirurgicales à la colonne vertébrale auxquelles elle avait dû se soumettre. Elle souffrait beaucoup, également parce qu’elle se trouvait empêchée de remplir sa mission d’éducatrice.
En 1965, elle demanda et obtint de la Mère général, sœur Angela Vespa, de pouvoir participer à un pèlerinage à Lourdes. Sa communauté de Tortona, Piémont, s’engagea à prier plus intensément pour elle et fit la promesse de vivre au plus haut degré la charité fraternelle et une fidélité totale aux Constitutions pour pouvoir accompagner avec efficacité d’intercession le pèlerinage de leur consœur. Elles savaient toutes que seul un miracle aurait guéri sœur Traverso, que l’année précédente avait émis ses vœux perpétuels.
À Lourdes la religieuse séjourna du 20 au 26 juillet 1965. Elle participa à toutes les célébrations étendue sur une civière, parce qu’elle ne pouvait ni marcher, ni rester debout.
Le 23 juillet, au cours de l’adoration eucharistique, au passage de l’Ostensoir près d’elle, elle ressentit une forte sensation de chaleur et de bienêtre et la poussée à se lever debout. Elle reprit immédiatement à mouvoir les membres inférieurs paralysés et la douleur qui la faisait beaucoup souffrir depuis des années disparut. Sœur Traverso retourna heureuse de Lourdes non plus sur la civière, mais avec ses propres jambes, et reprit son activité d’assistante, enseignante et ensuite d’économe provinciale pour plusieurs années.
La décision d’ouvrir le dossier pour attester la guérison avait été prise le 28 juillet 1966 lors de la première réunion du Bureau des Constatations médicales. L’étude fut approfondie par le même Bureau le 31 juillet 1984 lequel, le 28 juillet 2010 a confirmé la guérison avec vote formel et unanime, attestant que “la modalité de cette guérison demeure inexplicable à l’état actuel des connaissances scientifiques”. Au mois de février dernier, cette information a été communiquée par l’évêque démissionnaire de Lourdes, Mgr Jacques Terrier, à l’évêque de Casale Monferrato.
Mgr Catella, soulignant que pour pouvoir parler de miracle il faudra attendre l’interprétation définitive de l’Église, a toutefois affirmé: “Nous avons cependant ici la base scientifique incontestable pour pouvoir parvenir à cette certitude”.
À présent, sœur Luigina réside dans la communauté “Saint-Joseph” de San Salvatore Monferrato, où elle recouvre les fonctions de conseillère et économe de la maison.
Publié le 09/03/2012