P. Fabio, cela fait un an que vous avez été élu Recteur Majeur. Comment décririez-vous cette première année de votre mandat ?
Je la décrirais comme une année de découverte — la découverte d’une réalité à la fois variée et complexe. Pourtant, une chose que je continue de confirmer en moi, ayant déjà fait partie du Conseil auparavant, c’est le fil conducteur du Charisme Salésien.
Je continue de voir à quel point Don Bosco est véritablement vivant et présent dans les différents contextes de la Congrégation. Dans chaque contexte, la manière dont les Salésiens vivent leur charisme revêt un sens particulier. Pour moi, cette année a été une confirmation, à une échelle bien plus grande, de ce que je savais déjà avant d’être élu Recteur Majeur.
Il y a eu de nombreux moments et événements importants pour vous cette année. Quels ont été les moments les plus mémorables ?
Deux moments mémorables me reviennent très clairement à l’esprit et dans mon cœur.
Le premier est la célébration du 150e anniversaire de la Première Expédition Missionnaire. À travers ces célébrations commémoratives, j’ai eu l’occasion d’approfondir ma compréhension de ce qui s’est passé à cette époque, puis de revivre ces expériences aussi bien à Turin qu’à Gênes. Là-bas, j’ai redécouvert la grandeur de Don Bosco — un homme de foi qui a osé regarder le monde avec une vision missionnaire.
Le deuxième moment a été notre visite, en tant que Conseil Général, au Pape Léon XIV. Nous avons eu l’occasion de rencontrer ensemble le Saint-Père. D’une certaine manière, nous nous sommes imaginés comme Don Bosco et ses conseillers qui ont rencontré le Pape. Il nous est vraiment apparu comme un père qui rencontre ses propres enfants et nous bénit. Ce furent deux moments très intenses et significatifs pour moi.
Avez-vous le sentiment que certains de vos rêves commencent déjà à prendre forme ? Êtes-vous satisfait ?
Je dirais que cela ne dépend pas tant des rêves. Cela dépend davantage des priorités que le Chapitre Général nous a données. Mes rêves consistent justement à réaliser pleinement ces priorités du Chapitre Général.
Nous pouvons les résumer en quatre axes principaux :
Premièrement, renforcer la place centrale du Christ dans notre vie quotidienne.
Deuxièmement, développer une proposition pastorale actualisée et mise en œuvre avec professionnalisme.
Troisièmement, relever les défis pastoraux posés par l’Intelligence Artificielle.
Et quatrièmement, renforcer la formation salésienne comme une occasion d’approfondir notre identité charismatique.
Ma satisfaction vient donc de voir comment nous avançons progressivement dans ces directions.
Vous avez rencontré le Saint-Père, le Pape Léon XIV, à plusieurs reprises cette année. Quel message de sa part vous a le plus marqué ?
Deux messages du Saint-Père m’ont profondément touché.
Tout d’abord, il nous a encouragés à être prophétiques et courageux dans l’annonce de l’Évangile aux jeunes, dans un contexte mondialisé où le vocabulaire change, les images changent, la culture change et les situations sociales évoluent sans cesse. Il nous a exhortés à vivre au sein de ce contexte et à permettre au message évangélique de s’y intégrer.
Le deuxième message a été son encouragement à continuer de renforcer notre présence missionnaire dans des lieux difficiles. Il nous a dit : vous avez la force, vous avez l’expérience, vous avez les ressources pour être présents dans les situations les plus dangereuses et les plus exigeantes. Vous le faites déjà — continuez à le faire, et encore plus. Cet encouragement a été très fort et rassurant.
Vous avez visité plusieurs Régions de la Congrégation. Pouvez-vous résumer votre impression en trois mots ?
C’est une question difficile. Les trois mots qui résument mon impression sont : Animée, Engagée et Proactive.
La Congrégation salésienne est très animée — dans différentes régions et de différentes manières, car elle fait face à des défis variés. Deuxièmement, je constate que la Congrégation s’engage pleinement à essayer d’être aussi significative que possible pour les jeunes, en particulier les pauvres. Troisièmement, je constate que la Congrégation est proactive dans sa réponse aux besoins nouveaux et émergents dans différentes parties du monde — à travers son attention croissante portée aux pauvres, aux plus abandonnés, aux réfugiés et au travail d’animation sociale.
Quelles sont les préoccupations ou les défis que vous entendez le plus souvent de la part de vos confrères ?
La première préoccupation est de grandir encore davantage dans notre identité — notre identité de croyants et de Salésiens de Don Bosco. C'était déjà un thème fort lors du Chapitre Général, et cela continue de ressortir clairement lors des rencontres. Dans ce monde globalisé, nous devons veiller à ce que notre identité ne soit pas affaiblie par nos activités. Je considère cette préoccupation comme quelque chose de très positif.
La deuxième préoccupation concerne les ressources. Plus nous nous engageons auprès des jeunes, plus nous sommes confrontés à leurs besoins et à leurs défis. Parfois, aussi bien les ressources humaines que matérielles ne suffisent pas. D’une part, cela met en évidence la nécessité de grandir dans notre identité. D’autre part, cela montre la nécessité de répondre de manière créative aux opportunités. Même si nous les voyons comme des défis, ils témoignent d’une attitude positive envers notre mission.
Vous avez une sensibilité particulière envers les Provinces et vos confrères qui vivent dans des situations de guerre et de difficulté. Comment restez-vous en contact avec eux et comment les soutenez-vous ?
À l’échelle mondiale, nous assistons à ce que les commentateurs politiques – et même le Pape François – ont décrit comme une troisième guerre mondiale fragmentée. En de nombreux endroits, nos Salésiens œuvrent au milieu de conflits, de guerres civiles, de situations de guérilla et de graves problèmes sociaux.
Je reste en contact avec eux par tous les moyens de communication disponibles. J’essaie de parler directement à ceux qui sont sur le terrain. Ils apprécient beaucoup cette proximité. Je veille également à ce que leurs situations soient portées à la connaissance de toute la Congrégation.
Par exemple, lors de nos rencontres avec le Pape Léon, j’ai tenu à lui transmettre directement leurs témoignages. Il a manifesté un réel intérêt et des paroles d’encouragement à l’égard de ces situations.
Ce qui me frappe le plus, c’est leur détermination à rester. Malgré les difficultés, ils n’expriment pas le désir de partir. Leur témoignage et leur dévouement sont vraiment un honneur pour les personnes qu’ils servent et un encouragement pour nous tous.
Quelles réalités concernant les jeunes vous ont le plus marqué lors de vos visites ?
En Amérique, en Asie et en Europe, j’ai constaté une profonde soif de sens chez les jeunes.
Quand on les rencontre dans des moments de véritable dialogue — pas seulement lors des fêtes et des chants, qui sont certes importants — mais quand on les écoute vraiment, on découvre leur désir d’espaces de relation et d’appartenance. Ils veulent se sentir écoutés.
Les questions qui jaillissent de leur cœur révèlent un désir de communauté et de sens. Oui, il y a une soif de spiritualité au sens le plus large du terme. Lorsqu’on leur offre des moments de silence, de réflexion et de contemplation, ils y répondent positivement — en particulier ceux qui font déjà partie de nos maisons et de nos expériences.
L’un de vos rêves est d’aider vos confrères à mieux connaître et aimer Don Bosco. Quels sont vos projets ?
Ce désir découle directement de la préoccupation pour l’identité exprimée lors du Chapitre Général.
Nous avons déjà de nombreuses expériences précieuses de formation en Amérique Latine, en Afrique, en Asie et en Europe. En regardant leurs fruits, nous voyons qu’elles doivent être renforcées et consolidées.
Récemment, nous avons décidé de créer un Centre de Haute Formation Salésienne à Colle Don Bosco. Il ne s’agit pas de créer quelque chose de complètement nouveau, mais de coordonner les cours existants qui apportent déjà des bénéfices à beaucoup – dans la Pastorale des Jeunes, la direction spirituelle et le leadership salésien.
De nombreux laïcs appartiennent aujourd’hui à notre mission non seulement sur le plan fonctionnel, mais aussi au niveau charismatique. Approfondir le charisme et découvrir Don Bosco de manière plus profonde est un besoin réel qui émerge de leur expérience. Ce centre vise à répondre à ce besoin.
Le Conseil général est composé de 16 membres. Comment évaluez-vous leur Contribution ? Suivez-vous une stratégie de leadership spécifique ?
Nous sommes seize membres provenant de douze Pays différents. Cela reflète la dimension internationale de la Congrégation.
Tous ont une solide expérience en matière de leadership et d’animation. Notre stratégie principale est le discernement. Nous écoutons attentivement les défis rencontrés dans les différentes régions. Nous les interprétons à la lumière du Chapitre Général et de ce que Dieu nous dit aujourd’hui. Puis, ensemble, de manière synodale, nous prenons les décisions.
Nous essayons de faire entendre toutes les voix. Dans cette symphonie de voix différentes, nous essayons de discerner où l’Esprit Saint nous guide.
Vous collaborez avec les sœurs FMA et la Famille Salésienne. Collaborez-vous également avec d’autres Congrégations Religieuses et organisations mondiales ?
Oui, avec les FMA, la collaboration est très forte dans de nombreux domaines. Par exemple, le Mouvement Salésien des Jeunes est un magnifique espace de collaboration. Dans le secteur scolaire également, la coopération est très forte. Et dans le chemin de la Famille Salésienne, il existe de nombreux domaines où nous marchons ensemble.
En ce qui concerne les autres Congrégations, nous n’avons pas toujours de projets communs au niveau organisationnel. Cependant, de nombreuses Congrégations nous contactent pour partager nos expériences. Récemment, deux Congrégations nous ont demandé d’animer des séances sur le leadership et de partager nos meilleures pratiques en matière de formation et de Pastorale des Jeunes. Ainsi, même s’il n’y a pas de partenariats formels, il y a un véritable échange d’expériences et d’apprentissage.
En même temps, nous apprenons aussi des autres Congrégations. Nous leur demandons ce qu’elles font dans les domaines où nous sommes engagés. Ce flux de partage s’effectue non seulement au niveau central, mais aussi au niveau provincial et national.
En ce qui concerne les organisations mondiales, nous sommes présents à Bruxelles à travers Don Bosco International (DBI), aux Nations Unies à travers Don Bosco UN et en Afrique à travers l’Union Africaine. Grâce à ces présences, nous relions les réalités locales aux plateformes internationales.
Dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, nous collaborons non seulement avec les gouvernements locaux, mais aussi avec des organisations internationales qui gèrent des projets dans diverses régions du monde. Nous travaillons avec elles pour garantir que ces projets touchent réellement les jeunes et contribuent à façonner leur avenir.
Les Salésiens constituent la deuxième Congrégation Religieuse la plus importante en nombre. Malgré un léger déclin numérique, comment percevez-vous l’évolution des vocations pour l’avenir ? Comment comptez-vous renforcer le nombre de Salésiens et votre présence ?
Il y a deux aspects à prendre en compte.
Tout d'abord, en ce qui concerne les vocations, il est clair que les changements démographiques influencent la croissance vocationnelle. Par exemple, ce que nous appelons la crise vocationnelle en Europe est étroitement liée aux changements dans la structure familiale et le mode de vie. Nous n'avons plus de familles nombreuses comme autrefois ; nous avons des familles nucléaires. Nous assistons aujourd’hui à des changements similaires dans certaines régions d’Asie : des systèmes familiaux patriarcaux aux familles nucléaires, de la vie rurale à la vie urbaine.
Ce changement ne doit pas être interprété comme si quelqu’un faisait quelque chose de mal. Il nous invite plutôt à revoir notre modèle pastoral. Comment nous engageons-nous dans l’éducation et l’évangélisation dans une société postmoderne ? Quel langage devons-nous utiliser ?
En même temps, bien que les vocations à la vie consacrée puissent être moins nombreuses dans certaines régions, nous assistons à une augmentation significative du nombre de collaborateurs laïcs profondément attachés à notre mission. Aujourd’hui, lorsque nous parlons de présence salésienne, nous ne faisons pas seulement référence aux Salésiens consacrés, mais à la communauté pastorale éducative — laïcs et Salésiens qui partagent la même mission.
En ce qui concerne le renforcement : l’une des priorités de la Congrégation au cours des vingt dernières années a été la cohérence de la vie communautaire. Les Salésiens ne sont pas présents uniquement pour assurer un fonctionnement régulier. Ils sont présents pour témoigner à travers leur consécration.
Il ne s’agit pas d’avoir un ou deux Salésiens dispersés en de nombreux endroits. Il s’agit d’avoir des communautés dont la vie même est un message. Si les Salésiens diminuent, nous pourrions devoir regrouper certaines présences, renforcer les communautés qui accompagnent de multiples œuvres, voire fermer certaines présences après un discernement sérieux. Le défi vocationnel peut réduire le nombre de Salésiens, mais il ne doit pas affaiblir notre identité.
Vous avez 93 Provinces qui œuvrent dans 137 Pays. Comment favorisez-vous l’unité et une vision commune au sein d’une Congrégation aussi diversifiée sur le plan culturel ?
Cette question touche à la force du charisme.
Lorsque nous nous réunissons pour un Chapitre Général, nous sommes plus de deux cents Salésiens venus d’environ 137 Pays. Et pourtant, d’une certaine manière, le langage du charisme est le même. Les images, les références, l’inspiration — tout cela est partagé.
La Congrégation est suffisamment mûre pour permettre à la force du charisme, au cœur de chaque Salésien, de dialoguer avec les réalités locales. L’expression de notre proposition peut différer dans un contexte chrétien par rapport à un contexte non chrétien. Le vocabulaire peut changer. Mais lorsque nous touchons le cœur des jeunes – leur désir de sens, d’amour, d’accompagnement –, le Système Préventif parle universellement.
La force de la Congrégation réside dans notre ancrage profond dans notre identité consacrée et dans notre engagement profond dans le contexte où nous servons. Lorsque nous rencontrons les jeunes sur le plan humain, avec empathie et respect, le charisme trouve sa voie.
Quelle est considérée comme la priorité la plus urgente pour la mission salésienne aujourd'hui ?
La priorité la plus urgente est notre identité.
Si nous perdons notre identité de croyants sur les traces de Don Bosco, nous risquons d’être entièrement façonnés par la culture qui nous entoure. Nous présenterions alors un produit plutôt qu’une expérience.
Notre identité — enracinée dans les valeurs évangéliques et enrichie par le Système Préventif — nous permet d’offrir une humanité inspirée par le Christ. Plus nous avançons, plus notre identité doit devenir claire.
Comment la Congrégation répond-elle aux changements culturels et numériques rapides qui touchent les jeunes ?
Le défi numérique est abordé à différents niveaux dans les diverses Provinces. Il fait partie de notre réalité et nous ne pouvons l'ignorer.
Dans de nombreuses universités et centres, ce thème fait déjà l’objet d’une étude approfondie. Ce qui nous préoccupe, c’est : que nous dit le monde numérique en tant qu’éducateurs à la lumière de l’Évangile ?
J’ai proposé l’idée d’un groupe de réflexion international — non pas pour produire des documents, mais pour permettre une réflexion sérieuse sur l’Intelligence Artificielle et la culture numérique au niveau du leadership, avec l’aide d’experts venus du monde entier. Cette réflexion pourra ensuite se répercuter vers les Provinces.
Nous devons nous poser deux questions : comment intégrons-nous le numérique dans notre mission et de quelle manière le numérique façonne-t-il notre façon de penser ? Ces deux aspects doivent aller de pair.
Il est intéressant de remarquer que notre insistance sur ce défi a précédé l’élection du Pape Léon. Quand lui aussi l’a souligné avec force, cela a confirmé que nous allions dans la bonne direction.
Quelle est la contribution spéciale que les Salésiens apportent au monde aujourd’hui ?
Je crois que c’est l’expérience de l’esprit de famille.
Souvent, quand les gens entrent dans une maison salésienne, ils disent : « J’ai l’impression d’être déjà venu ici ». C’est ça, l’atmosphère familiale.
Être amis des jeunes n’est pas seulement une action ; c’est une attitude. Cela ne signifie pas qu’ils nous connaissent déjà. Cela signifie que nous avons décidé d’être avec eux et pour eux.
Dans les zones de conflit, les gens se précipitent vers les maisons religieuses, comme nos maisons salésiennes, car ils savent que ces lieux sont des espaces d’accueil et de protection. Ce que Don Bosco offre, c’est un sentiment d’appartenance — un lieu de joie, d’accueil et d’appartenance.
Les Salésiens continuent-ils à promouvoir l’écologie et l’éducation à la paix ? Comment cela se traduit-il aujourd’hui ?
Oui. Lors des derniers Chapitres Généraux, nous avons accordé une attention particulière à l’écologie.
Lorsque je visite nos écoles, je suis toujours frappé par la propreté, l’organisation et le respect qui y règnent. Il ne s’agit pas d’être les premiers de la classe ; il s’agit de sensibiliser à des environnements écologiquement durables. Et quand on respecte la personne, on respecte naturellement la création.
En ce qui concerne l’éducation à la paix, dans beaucoup de nos présences, il y a des jeunes de différentes religions et origines ethniques, et pourtant, l’harmonie règne. Pourquoi ? Parce que dans nos maisons, il y a de la familiarité, du respect et de la communion.
Nous ne demandons pas de certificat de religion ou d’origine ethnique. Il y a fraternité et solidarité. Peut-être devons-nous rendre ce témoignage plus explicite, mais il est déjà profondément vécu.
Qu'est-ce qui vous soutient personnellement chaque jour dans cette mission exigeante ?
Ce qui me soutient chaque jour, c’est la vie de prière.
Cette mission est enracinée dans notre consécration. C’est là que nous trouvons la nourriture, la lumière pour nos décisions et l’encouragement à continuer à servir les jeunes. Être consacrés n’est pas un détail : c’est ce que nous sommes. Forts de cette conviction, nous avançons ensemble en tant que communauté, en essayant d’être Don Bosco aujourd’hui.
Y a-t-il un passage de l’Écriture ou une expression salésienne qui vous a guidé cette année ?
Oui, le passage que j’ai choisi pour l’Étrenne : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le ».
Pendant le Chapitre, j’ai perçu que nous étions très ouverts à ce que l’Esprit nous disait. Dans la scène évangélique de Cana, Marie n’a pas proposé une solution ; elle a proposé une attitude. Elle a invité à la confiance et à l’écoute attentive.
Aujourd’hui, plutôt que de nous précipiter pour trouver des solutions, nous sommes appelés à nous demander : qui devons-nous être ? Nous devons être des auditeurs attentifs à ce que l’Esprit nous dit et avoir le courage d’aller de l’avant en conséquence.
Quel a été le moment le plus heureux de cette première année ?
La rencontre du Pape Léon avec le Conseil Général.
Nous n’avons pas eu l’occasion de rencontrer le Pape François pendant le Chapitre Général en raison de son état de santé, et le Pape Léon a été élu après la fin du Chapitre. Ainsi, lorsqu’on nous a accordé un rendez-vous avec lui, j’étais impatient.
Il nous a accueillis comme un père, nous a traités comme ses enfants et nous a profondément encouragés. Ce fut vraiment un moment déterminant pour moi.
Quel a été le moment le plus exigeant de votre première année ?
Mon souci constant pour mes confrères en situation de guerre et de conflit.
Chaque semaine, je suis en contact avec eux, je les accompagne sur le plan humain et spirituel. J’invite également d’autres personnes à les accompagner dans la prière.
Leurs retours sont profondément émouvants. Ils se sentent partie intégrante de la Congrégation. Ils se sentent accompagnés. Et savoir que la Congrégation est à leurs côtés les aide à affronter avec courage les défis extérieurs.
Au début de votre deuxième année en tant que Recteur Majeur, quel mot aimeriez-vous confier à chaque Salésien dans le monde ?
Deux mots : Joie et Espérance.
Joie, car ce que nous faisons ne nous appartient pas - nous répondons à l’appel de Dieu. Et espérance, car cette conviction nous remplit de confiance en l’avenir.
C’est une joie qui devient contagieuse. En la vivant, nous en rendons témoignage. Et en rendant témoignage de notre joie, nous offrons un sens et de l’espoir aux jeunes. Ainsi, l’avenir se dessine déjà aujourd’hui.
